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Ils interviennent cette année aux Grands dossiers - septembre 2017

Événement majeur pour l’univers de la protection sociale, les Grands dossiers se dérouleront cette année du 2 au 6 octobre à Reims.

Comme chaque année, l’Ecole propose durant une semaine un panorama complet de l’ensemble des sujets qui font l’actualité des réseaux de Sécurité sociale et de protection sociale. Directeurs de caisses nationales, personnalités politiques et experts interviendront pour apporter leurs analyses et points de vue.

Afin de vous donner un avant-gout de cette semaine, l’Ecole vous propose de découvrir le témoignage de 3 intervenants aux GDPS 2017.

 

Julien Damon, conseiller scientifique de l’EN3S ainsi que professeur associé à Sciences Po, participe aux Grands Dossiers depuis plusieurs années.

Découvrez son témoignage sur les GDPS et notamment sur la question du mal logement, thème sur lequel il interviendra cette année.

 

 

1- Vous animez depuis plusieurs années quelques journées des grands dossiers, quels sont les points forts de cet événement selon vous ?

Deux aspects me semblent importants : le rendez-vous et la rentrée. Rendez-vous, car ces grands dossiers sont organisés chaque année sous le même format, avec les mêmes ambitions et le même souci de traiter d’actualité. Rentrée, car il y a une dimension université d’été ou d’automne, que l’on trouve dans d’autres grandes institutions pour ouvrir l’année. Autre point clé : le très haut niveau des intervenants qui viennent, ponctuellement, traiter d’un point particulier ou bien, de façon récurrente, faire l’état des lieux d’un sujet, celui des comptes notamment.

2- La semaine des GDPS permet d’échanger afin d’avoir un point de vue à 360°, quels sont selon vous les autres avantages pour les participants ?

Ne pas être à Paris autorise une semaine véritablement « en résidentiel », permettant les échanges avec les intervenants mais aussi les discussions nourries entre participantes. Ceux-ci bénéficient des exposés et discussions avec les experts et responsables des têtes de réseaux (directeurs des caisses nationales notamment). Ils bénéficient également des apports d’organismes locaux, notamment de ceux du territoire où se déroulent ces GDPS, les régionaux de l’étape en quelque sorte.

3- Cette année vous intervenez sur le sujet du mal logement, quels messages clés souhaitez-vous faire passer sur cette thématique ?

Le logement n’est pas un risque de sécurité sociale. C’est cependant un sujet qui traverse les principaux risques, qu’il s’agisse d’insalubrité, de reste à charge ou encore d’adaptation au vieillissement. C’est un thème sur lequel il importe de voir clair pour mesurer ce qu’est le mal logement, qui va de quelques dizaines de milliers de sans-abri à plusieurs millions de mal-logés. C’est un thème sur lequel la protection sociale, aux côtés notamment des bailleurs sociaux et des élus locaux, doit certainement davantage se pencher.

 

Vous souhaitez assister à son intervention ? Inscrivez-vous à la journée du mercredi 04 octobre qui aura pour thème : Quelles perspectives pour les politiques familiales ? et Solidarité et protection social

 

C’est sur l’enjeu des données en santé que cette année Dominique Polton interviendra aux Grands Dossiers de la protection sociale.

Dominique Polton a été directrice de l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé et cheffe du bureau économie de la santé à la direction de la sécurité sociale au ministère de l’emploi et des affaires sociales. Membre du Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie depuis 2003, elle a été pendant huit ans (2005-2013) directrice de la stratégie, des études et des statistiques au sein de la Cnamts. Elle a également présidé en 2015 le groupe de travail chargé par le ministère de la santé de rédiger un rapport sur "La réforme des modalités de l’évaluation des médicaments".

Découvrez son avis sur les GDPS, et plus en détail le sujet sur lequel elle interviendra pour la 32ème édition.

 1- Pourquoi avez-vous accepté d’intervenir aux Grands Dossiers de la Protection Sociale ?

J’ai déjà eu l’occasion d’intervenir deux fois dans le cadre des Grands dossiers de la protection sociale, une première fois dans une session consacrée à la performance du système de santé et de prise en charge médico-sociale, et l’année dernière sur la question « quelles innovations en gestion du risque ? ». A chaque fois j’ai trouvé que le programme était très intéressant, avec une richesse d’interventions et de débats autour de questionnements qui sont d’actualité, mais qui sont aussi formulés de manière à prendre du recul et à approfondir la réflexion. C’est avec plaisir que j’interviendrai à nouveau cette année, dans une matinée qui promet d’être tout aussi intéressante puisqu’elle porte sur les innovations en santé et leurs impacts sur le système de soins.

2- La semaine des GDPS permet d’échanger afin d’avoir un point de vue à 360°, quels sont selon vous les autres avantages pour les participants ?

Un avantage majeur est de rassembler un panel d’intervenants de grande qualité et de concentrer sur un temps court des présentations très riches, qui suscitent le débat. Les participants peuvent dialoguer avec des élus, des décideurs de la protection sociale, bénéficier des éclairages des présidents des Hauts conseils et de la synthèse des réflexions qu’ils conduisent. Cela permet de prendre du recul, de remettre les questions d’actualité en perspective. Et par ailleurs les débats entre différentes catégories d’acteurs, praticiens, responsables institutionnels, entreprises…, permettent de croiser les expertises et les points de vue, stimulant la réflexion de chacun sur les enjeux et les défis de la protection sociale.

3- Cette année vous intervenez sur l’enjeu des données en santé, pouvez-vous nous en dire plus ?

C’est en effet un enjeu majeur. Les données numériques croissent de façon exponentielle, et la santé est un des domaines où cet essor suscite à la fois des attentes et des craintes. D’énormes quantités de données sont en effet produites par les systèmes de santé modernes (remboursement des soins, dossiers médicaux…), et aussi en dehors d’eux (objets connectés, réseaux sociaux…). Elles peuvent constituer un trésor d’informations pour les chercheurs, le système de santé, les gestionnaires, au service de la santé de la population et de la qualité des soins. Mais le respect de la confidentialité concernant la santé des individus doit rester garanti si l’on développe l’exploitation de ces données.

La France a dans ce domaine un patrimoine très intéressant, voire exceptionnel, de données médico-administratives (données recueillies à des fins de facturation et de remboursement des soins) ; elle a été visionnaire il y a une quinzaine d’années en construisant ce système d’information qui couvre toute la population.

Le premier enjeu, c’est de l’exploiter au maximum, tout en assurant la protection de la vie privée : c’est cet équilibre entre un principe d’ouverture large et des exigences de confidentialité que pose la loi de modernisation de notre système de santé de janvier 2016. Il faut maintenant qu’elle se traduise dans les faits, et que les accès soient effectivement facilités.

Au-delà de la valorisation de l’existant, il faut aussi continuer à enrichir le système, en exploitant notamment les données recueillies lors du parcours de soins des patients et les dossiers médicaux électroniques. C’est la voie de l’avenir, et des projets novateurs se déploient dans beaucoup de pays.

 

Vous souhaitez assister à sa présentation ? Inscrivez-vous à la journée du jeudi 05 octobre qui aura pour thème : Les innovations en santé : de réelles révolutions en perspective ? et Les nouvelles formes de management.

 

Aurélie Combas Richard, Directrice de la CPAM de la Marne, intervient aux GDPS et notamment sur des questions de solidarité lors d’une table ronde au côté de Benoist Apparu (Maire de Châlons-en-Champagne), Michel Brault (Directeur général de la CCMSA), Marianne Cornu-Pauchet (Directrice du Fonds CMU), Isabelle Debailleu (Directrice de la Solidarité, Conseil Départemental de la Marne), et Audrey Mathon (Directrice de la CAF de la Marne)


1- Pourquoi avez-vous accepté d’intervenir aux Grands Dossiers de la Protection Sociale ?

Les Grands Dossiers de la protection sociale sont, depuis plusieurs années, le rendez-vous de rentrée des Dirigeants de la Sécurité Sociale sur le modèle des Universités d’Eté. Ils nous permettent de nous retrouver au cœur de l’actualité de la protection sociale, toujours intense en fin d’année avec notamment la préparation de la LFSS. Les GDPS sont aussi un lieu de partage et d’échanges inter-branches et inter-régimes qui aident à nous tenir au courant et à mieux comprendre les problématiques de nos collègues dirigeants d’autres types organismes. Donc, intervenir aux GDPS, c’est entrer dans cette logique de partage culturel et institutionnel.


2- Vous êtes intervenue l’année dernière sur l’innovation au sein de la Sécurité Sociale, cette année sur la solidarité. En quoi les CPAM sont-elles acteurs de la solidarité ?


La solidarité, c’est notre raison d’exister et c’est ce qui donne sens à notre travail au quotidien avec les équipes. En ouvrant des droits et en réglant des situations administratives parfois bien complexes, les CPAM donnent l’accès au système français de soins et permettent à chacun, quelque soient ses revenus, de se soigner. Les derniers projets d’envergure déployés par l’Assurance Maladie renforcent encore cet accès aux droits et donc aux soins avec la mise en place de la PUMA (Protection Universelle MAladie), des dispositifs structurés comme PLANIR ou la PFIDASS ou encore la généralisation progressive du Tiers-Payant.


3- Les tables rondes permettent d’avoir un regard croisé entre plusieurs acteurs de la protection sociale et notamment de donner la parole aux directeurs d’organismes qui mettent en œuvre les politiques publiques. Quels sont, selon vous, les avantages de ces échanges ?

Si chaque branche ou régime a ses spécificités et sa culture propre, tout l’intérêt des GDPS est de rappeler l’enjeu de la transversalité entre branches et organismes sur laquelle globalement, nous pouvons encore tous progresser collectivement. Le champ des possibles me semble encore particulièrement ouvert. De plus, le partage d’expériences est riche et stimule notre créativité sur l’ensemble des sujets managériaux et sur la nécessaire innovation pour un meilleur service et une régulation responsable du système de sécurité sociale.

 

Vous souhaitez assister à son intervention ? Inscrivez-vous à la journée du mercredi 04 octobre qui aura pour thème : Quelles perspectives pour les politiques familiales ? et Solidarité et protection sociale.

 

Découvrez également le reste du programme de la semaine des GDPS !