Rentrée de la 58ème promotion : rencontre avec trois nouveaux élèves

La 58ème promotion de l’École nationale supérieure de Sécurité sociale (EN3S) a rejoint Saint-Etienne le mardi 08  janvier 2019. Composée de 57 élèves venus de toute la France, ils s’apprêtent à suivre une scolarité de 18 mois dont 6 mois de stages. A l’occasion de leur rentrée, trois nouveaux élèves témoignent de leurs parcours et motivations à rejoindre l’Ecole.

La Sécurité sociale apparaissait à mes yeux comme l’acteur privilégié pour servir l’idée d’un progrès social.

Pouvez-vous décrire votre parcours en quelques mots ?

Lorvo Jeanne (élève externe) : Je suis diplômée d’un Master 2 recherche de Droit public approfondi de l’Université Panthéon-Assas. En parallèle de mon parcours juridique, j’ai également obtenu un certificat de relations internationales de l’Institut des Hautes études internationales, ainsi qu’un diplôme d’initiation de mandarin de l’Inalco. A la suite de ces études, j’ai préparé le concours externe de l’EN3S dans le cadre de l’année préparatoire aux concours administratifs de l’Université Paris 1 et de l’ENS ULM.

Rémi Bouveron (élève interne) : J’ai commencé ma formation universitaire par un DUT en Hygiène, Sécurité et environnement que j’ai par la suite complété avec un diplôme d’ingénieur en prévention des risques. J’ai ensuite intégré le service “Santé Sécurité au Travail” de la Mutualité sociale agricole en tant que conseiller en prévention des risques professionnels. Je travaillais au quotidien avec les médecins du travail, les employeurs et les salariés agricoles sur les risques liés à leur travail.

Lisa Ceglie (élève externe) : Je me suis orientée en sociologie en Master 1, où j’ai étudié les rapports sociaux et de façon indirecte les politiques sociales. Cela m’a conduit à intégrer un Master 2 de politiques publiques pour donner une dimension concrète et professionnalisante à mon parcours tout en ayant pour objectif de travailler sur les politiques sociales.

Pourquoi avoir fait le choix de l’EN3S et des métiers de dirigeants de la protection sociale ?

Lorvo Jeanne (élève externe) : J’ai fait le choix de l’EN3S car j’avais un intérêt marqué pour les enseignements liés aux questions sociales durant mon année de préparation. De plus, les citoyens concentrent des attentes fortes vis-à-vis des pouvoirs publics au titre de la solidarité, et la Sécurité sociale apparaissait à mes yeux comme l’acteur privilégié pour servir l’idée d’un progrès social. J’ai également aimé le dynamisme des métiers offerts puisqu’il est possible de travailler au sein de plusieurs branches, et d’exercer des fonctions variées à l’intérieur de ces branches. Enfin, j’ai été intéressée par le statut particulier des caisses de Sécurité sociale. Il s’agit d’un statut de droit privé permettant l’accomplissement de missions de service public.

Rémi Bouveron (élève interne) : Après avoir exercé mon métier, je suis arrivé à un point dans ma carrière où je me posais des questions sur mon projet professionnel. Dans le métier que j’occupais, j’avais la possibilité de progresser et de devenir expert. Cependant, j’ai eu la chance d’avoir à accompagner et à piloter des projets dans mon emploi et durant ma formation de base. Cette partie, indissociable aujourd’hui du travail me plaît : mener des projets, amener des équipes à concrétiser un objectif ou tout simplement donner du sens au travail réalisé.

Lisa Ceglie (élève externe) : J’ai fait le choix de l’EN3S et des métiers de dirigeants de la protection sociale pour plusieurs raisons. Tout d’abord au fil de mon parcours j’ai trouvé les politiques sociales à la fois complexes et passionnantes. J’ai d’abord envisagé de travailler dans l’élaboration des politiques sociales, mais lors d’un stage en administration centrale, j’ai réalisé qu’il était important pour moi de donner une dimension concrète à mes fonctions. Dans ce cheminement, j’ai eu la chance de pouvoir effectuer une immersion de trois jours dans une caisse d’allocations familiales. Cette expérience m’a permis de vraiment comprendre ce qu’était un dirigeant de la protection sociale, et a notamment conforté mon choix pour l’EN3S au détriment d’autres concours.

Les inscriptions aux concours ouvrent bientôt. Quels conseils donneriez-vous aux candidats ?

Lorvo Jeanne (élève externe) : Je donnerais trois conseils. Le premier serait d’acquérir une compréhension globale des enjeux de la protection sociale, de se renseigner sur les métiers offerts, et leurs implications concrètes au niveau des fonctions occupées au sein des organismes. Mon second conseil serait de réaliser son introspection à partir de son parcours (études suivies, activités, engagements, mobilité géographique,…) pour dégager un « fil rouge » permettant de construire une motivation personnelle pour les métiers de la protection sociale. Enfin, mon dernier conseil serait de ne pas s’autocensurer, dans la mesure où les profils des candidats admis sont extrêmement variés.

Rémi Bouveron (élève interne) : Ayez confiance en vous ! Il est vrai que le concours est difficile et qu’il faut être conscient du travail et des concessions que la préparation demande. Pour autant, il reste accessible. Même sans avoir jamais écrit de dissertation dans mes études supérieures scientifiques, avec une bonne préparation, suivie en ligne, je m’en suis sorti. Second conseil, prenez ce concours comme un marathon, une épreuve sur la durée et non pas comme un sprint. La méthodologie s’apprend lentement en s’entraînant sur les sujets passés. Les connaissances sur lesquelles les sujets peuvent porter sont si larges qu’il faut échelonner ses efforts. Une dernière astuce : prenez une petite pause après l’écrit mais reprenez rapidement le travail sur les oraux, le délai entre les résultats d’admissibilité et les épreuves est très court. La différence peut se faire là !

Lisa Ceglie (élève externe) : Pour préparer le concours il faut à la fois fournir un travail régulier, suivre l’actualité quotidiennement mais surtout, ne pas hésiter à s’épanouir dans ce qu’on apprend. Je pense que pour réussir le concours, il faut une motivation sans faille, et pour cela, une courte immersion dans un organisme de Sécurité sociale permet à tout candidat de se donner un objectif clair pour les écrits, et présente l’avantage de la crédibilité pour les oraux. Je souhaite bon courage à tous les préparationnaires : le jeu en vaut la chandelle !

 

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